Dans l’état actuel des choses, dans la région couverte par le Père Bourdery, encore 54% des enfants ne sont pas scolarisés. Parmi ceux qui ont débuté une scolarité, peu vont poursuivre jusqu’au collège, et encore moins vont continuer au Lycée.
Pour remédier à cet état de faits, le Père a de nombreux projets de développement de sa mission :
C’est le projet le plus urgent pour l’heure.
Il s’agit de reconstruire l’école d’un petit village qui compte 35 familles.
Jusqu’à il y a deux ans, il n'y avait pas d’école dans le village. Les enfants devaient descendre au village suivant pour être scolarisés, soit environ 3 km. 3km c’est peu, mais durant la saison des pluies, la route est dure.
Avec l’aide d’une petite ONG locale, nous avons pu ouvrir une petite école dans le village. Les villageois ont trouvé un terrain et se sont unis pour construire une école en bambou.
Un professeur du village a été recruté et enseigne désormais chaque jour à la satisfaction des habitants et des enfants. Ils sont désormais une quarantaine à fréquenter l’école.
Les enfants sont scolarisés à partir de 5 ans en maternelle et jusqu’en CE1 après quoi ils sont plus robustes pour affronter la marche vers l’école gouvernementale du village qui se trouve à 3 km. Le nombre des enfants ne permet pas d’envisager l’ouverture d’une école complète jusqu’au CM2.
L’école de Leko a été construite en bambou. Malheureusement ce bambou a été attaqué par des insectes et tombe en poussière. Il faut donc reconstruire cette école. Mais nous voulons la reconstruire en bois pour assurer sa pérennité. Une construction en bambou doit être refaite tous les 2 ans…..
Les habitants aideront à reconstruire en fournissant une part de la main d’oeuvre et en aidant à la coupe du bois.
Dans ce village situé près de la route principale, la mission avait le projet d’ouvrir un centre de formation agricole professionnelle. Grâce à vous, c’est désormais chose faite : le centre a ouvert ses portes en novembre 2006.
Il est destiné aux enfants ayant terminé le collège, mais qui veulent rester vivre dans la montagne, ainsi qu’aux élèves de fin de primaire qui ne peuvent pas rentrer au collège.
Il s’agit de leur apprendre à développer des activités :
Mais aussi de former des « leaders » de villages, capables de devenir des interlocuteurs solides devant l’administration thaïlandaise.
Il s’agit de rendre possible, pour les villages les plus éloignés, l’accès à l’enseignement, à l’administration, et aux soins d’un dispensaire, et d’offrir aux karens l’apprentissage de la ville et de la civilisation, car beaucoup n’ont jamais quitté la forêt.
Et pour certains une démarche administrative en ville, outre les quelques jours de marche du trajet, représente un vrai parcours du combattant, et c’est ainsi que beaucoup omettent plus ou moins volontairement de déclarer les naissances de leurs enfants…
Un centre d’accueil à Thasongyang, petite bourgade chef lieu d’arrondissement, et en plein pays karen, faciliterait la tâche et permettrait une familiarisation avec une ville de petite taille, rendant moins difficile le grand saut à Bangkok ou autre vraie grande ville, que certains devront faire plus tard.
Ce centre concernerait les habitants des 40 villages des alentours (300 personnes), qui pourraient ainsi descendre en ville quelques jours, le temps de se faire soigner, de passer un examen, de déclarer et faire enregistrer leurs enfants, pour certains, et pour d’autres de passer quelques mois afin de suivre une formation ou un enseignement spécifique.
Le terrain (un hectare avec verger et rizière) a pu être acheté grâce au diocèse, les plans sont faits, trois bâtiments sont prévus.
Un budget de 15000 € est encore à pourvoir pour chaque bâtiment : construction d’un bâtiment en dur, aménagements des intérieurs, et une année de fonctionnement. Actuellement seul un bâtiment est déjà financé.
En attendant de pouvoir acheter, le Père loue une maison qui joue ce rôle, et qui est une base idéale pour rayonner dans les 40 villages alentours qui lui sont confiés.
Avec ses 180 élèves et ses 11 instituteurs, l’école de Poblaki est la seule école qui reste de l’ancien territoire du Père depuis la division de son diocèse en 2 ( mais 2 nouvelles écoles ont ouvert en mai 2006 à Léko et Peyouleta).
Sa reconstruction est prévue et prise en charge par un hôtel parisien, mais est en attente suite à des soucis avec l’administration qui veut récupérer l’école.
Un budget de 29000 Baths est encore à pourvoir pour pouvoir salarier les instituteurs, et aménager lécole en matériel pédagogique (tableau, chaises,…).
De plus l’internat de Poblaki accueille de plus en plus d’enfants ; actuellement ils sont 40 pour seulement 15 places initialement prévues ! Il devient donc urgent d’entreprendre des travaux d’agrandissement.
240 enfants………ont besoin de Nous !
Chaque mois les responsables sur place doivent trouver sous forme de dons 4000 € pour la mission entière :
▫Besoin pour les écoles :
▫Bourses Secondaires :
45 €/jeune/mois
540 € / an en pensionnat dans la ville la plus proche pour continuer à l’école secondaire (que l’on appele là-bas Matayom).
Peu d’enfants apprennent un métier. Les lycées techniques n’existent pas dans la région. Il faut aller loin et pour un Karen, cela veut dire se couper de ses habitudes de vie, de sa langue. Peu ont le courage de partir. Après leur école primaire, ils retournent souvent à la rizière.
Cette année, 3 jeunes se forment en mécanique, 1 en comptabilité, 5 autres en couture, et 3 sont à l’université.
Total à trouver par an sous formes de dons : 35100 €.
▫Formation des catéchistes :
Aujourd’hui la formation des 8 catéchistes de la mission devient une grande priorité, avec notamment le projet d’acheter une moto pour pouvoir visiter plus facilement les villages.
▫Mallette Rouge de Santé :
Indispensable lors des visites dans les villages de montagne : trousse médicale de premier secours, du simple mal de tête aux maux de dents, en passant par les ulcères, vaccinations, antalgiques,…
Coût : 630 €.